Bien-être

L’équilibre acido-basique : la base de l’alimentation saine

Je sais qu’il n’est pas toujours facile de se retrouver dans tout ce qu’on trouve sur la toile et les réseaux sociaux en matière d’alimentation. Beaucoup s’improvisent créateurs en cuisine saine, spécialistes en nutrition et vous proposent… du foie gras à Noël (véridique !). Je sais que beaucoup d’entre vous ont du mal à savoir à quel sain(t) se vouer. Et c’est normal dans un tel bazar (et je suis polie!).
Si je vous parle depuis des années de l’équilibre acido-basique comme étant la base-même de l’alimentation saine, je réalise que je ne suis jamais vraiment entrée dans le détail.

Aujourd’hui, ma qualité de Naturopathe me donne une vision encore plus large de la question. Mon approche est devenue holistique et englobe différentes ressources naturelles. Que ce soit dans l’alimentation mais aussi les moyens de soutenir nos émonctoires et notre métabolisme pour maintenir ce délicat équilibre qui mène à l’homéostasie et la pleine santé !

acido-basique



Pourquoi j’estime essentiel de vous donner les clés de l’équilibre acido-basique ?


Vous avez certainement déjà entendu parler des courbes des maladies dites de civilisations : diabète, risques cardio-vasculaires, cancers.

Ces courbes suivent étrangement (!) celle de la consommation des produits hautement transformés (la junk-food et aussi tous les produits déjà prêts que l’on trouve en supermarché ou dans les fast-foods), qui sont extrêmement acidifiants et qui sont en plus ce que l’on appelle des calories vides. C’est-à-dire qu’ils apportent des calories mais sont pauvres en nutriments. Ils n’apportent même pas les nutriments nécessaires à leur digestion !

C’est un peu comme si vous invitiez un ami pour le week-end. Votre pote va consommer toute la réserve d’eau chaude et de chauffage de la semaine, manger tout le contenu du frigo et des placards (faites attention à ce qu’il ne reparte pas avec votre femme/chéri) ! Pour vous remercier de votre accueil, il vous offre un méchant virus. Vous privant par son comportement des moyens de vous soigner. Surtout que son virus est insidieux. Il vous affaiblit petit à petit sans que vous sachiez d’où ça vient.

Vous voyez comment c’est pourri comme relation ? Surtout si cet ami vous l’invitez tous les week-ends car personne ne vous a alerté sur la nature de votre « amitié » !
Et bien c’est pareil si vous mangez régulièrement de la junk food. L’image est un peu forte j’avoue, mais c’est pourtant ce qu’il se passe pour les personnes dont l’alimentation est trop acidifiante.

En vrai, le « virus » de ce super pote provoque l’oxydation des tissus, la déminéralisation, l’inflammation et la saturation du foie (siège de l’immunité). Vous comprenez mieux pourquoi j’estime essentiel de vous informer sur la question ?

Alors prenez-une boisson chaude, un carnet et un stylo et c’est parti pour vous donner les clés de ce que je considère comme la 1ère clé de la vitalité, de l’immunité et de la longévité en pleine forme : l’équilibre acido-basique !

Cet équilibre est un principe en alimentation saine connu depuis près de 2 siècles !

La notion d’équilibre acido-basique a été évoquée pour la 1ère fois au XIXème siècle par les docteurs Franz Xaver Mayr et William Howard Hay. L’étude de ces principes continuent jusqu’à aujourd’hui notamment avec les travaux des docteurs Lynda Frassetto (Université de Californie à San Francisco), Thomas Remer et Friedrich Manz (Département de Nutrition et Santé à l’Institut de Recherche des Enfants à Dortmund, en Allemagne).

Les découvertes et travaux de ces chercheurs ont permis d’étayer scientifiquement le concept d’équilibre acide-base que la naturopathie promeut. Il correspond en outre à l’alimentation que j’ai adoptée depuis 2014.


Kesaco l’équilibre acido-basique ?

L’équilibre acido-basique contribue à la stabilité des grands équilibres métaboliques dont dépendent la santé et l’homéostastie ( = la capacité de notre métabolisme à maintenir ou retrouver par lui-même l’équilibre de la pleine santé).

Pour fonctionner correctement notre organisme doit se situer à un pH équilibré, ni trop acide, ni trop basique. C’est ce que l’on appelle l’équilibre aide-base ou acido-basique. Il est indispensable au fonctionnement normal de nos cellules et donc essentiel à notre santé.

Les nombreuses réactions chimiques qui se situent au niveau de nos cellules (les réactions enzymatiques) nécessitent des conditions particulières de pH. Tout au long de la journée l’organisme est amené à gérer une succession de déséquilibres pour tendre vers l’équilibre.

Sur une échelle de pH (= potentiel Hydrogène) qui va de 0 (très acide) à 14 (très basique), le pH normal du sang se situe entre 7,35 et 7,45.

La capacité du sang à stabiliser son pH est remarquable. Malgré les quantités d’acides générés dans le corps – du fait de la transformation des aliments et du fonctionnement même de nos cellule – le pH reste stable autour de 7,40.

Pour maintenir l’équilibre du pH et le bon fonctionnement cellulaire, l’organisme est doté de systèmes régulateurs performants. Dans un 1er temps, les systèmes dits tampons neutralisent instantanément l’excédent d’acidité. Ensuite interviennent les poumons puis les reins.

Les causes du déséquilibre acido-basique


Notre métabolisme actuel correspond toujours à celui de l’ère paléolithique, pré-agricole (dite aussi préhistorique). L’Homo sapiens mangeait essentiellement des végétaux et plus rarement des protéines d’origine animale.

Or l’alimentation contemporaine (dite moderne, mais pour moi archaïque à bien des égards) est très (trop) riche en protéines animales, en produits transformés, en céréales et sucres raffinés. Et parallèlement elle est trop pauvre (voire bien souvent carencée) en légumes et aliments alcalinisants.

Une alimentation trop acidifiante perturbe l’équilibre de notre métabolisme. Ce qui entraîne rapidement une carence en magnésium avec les désagréments que cela entraîne sur le stress et la digestion. Et à termes une fragilisation de nos os, articulations, appareil digestif, reins…

Heureusement ce déséquilibre peut se corriger tout en se régalant ! C’est d’ailleurs la vocation de ce blog depuis 2014 !

Qu’est-ce qui acidifie l’organisme ?

– Le café (pour en savoir plus sur les méfaits du café, voici une Bulle Naturo que j’ai partagée sur Instagram)
– Ce qu’on appelle, les aliments industriels hautement transformés (les A.U.T), c’est-à-dire les produits transformés en supermarché. Ça va de la pizza, aux plats frais à réchauffés, aux chips, brioche, paquets de biscuits, etc.
– La farine raffinée : farine de blé T45 que l’on retrouve dans les pâtes, pizza, baguette, pain blanc, pain de mie, viennoiseries
– Les différents sucres raffinés : les sucres blanc, roux et vergeoise
– Tous les produits laitiers : fromage (tous du mascarpone au parmesan, le fromage le plus acidifiant de tous), yaourt, fromage blanc, lait
– L’alcool
– Les protéines d’origine animale
– Certains modes de cuisson : friture, grillade, micro-ondes

Jusque là vous vous dites, qu’a priori vous aviez bien compris que tous ces aliments ne rimaient pas avec pleine santé !

Ce que l’on sait moins c’est que le stress est un facteur d’acidité considérable.

Je parle ici du stress nerveux mais aussi du stress physique. Lorsque l’on demande un effort intense et/ou de longue durée à l’organisme. Comme par exemple lors de pratiques sportives comme le Hiit, le marathon, l’ultra trail ou l’iron man.

Pour mesurer votre pH

– Munissez-vous de papier pH (il se présente en rouleau et est vendu en pharmacie avec une échelle pH-couleur)
– prélevez votre urine le matin (la 2ème urine du matin) puis avant le repas du midi et celui du soir
– trempez un morceau de papier pH durant 1 à 2 secondes maxi
– vérifiez la couleur du papier sur l’échelle pH-couleur et notez le pH

Il est recommandé de réaliser ce test sur plusieurs jours : 5 minimum et jusqu’à 10 jours.

Les conséquences d’un équilibre acido-basique perturbé

En fonction du mode de vie, des habitudes alimentaires et de la capacité de résistance au stress de chacun (plus tendue pour les personnes hypersensibles), le corps peut très vite, ou trop souvent, s’acidifier.

Bonne nouvelle, une partie des acides peut être éliminée par les poumons, ainsi que par les reins. Si on respire pleinement et si on boit suffisamment d’eau (seule). Mais la capacité d’élimination des acides par les reins est limitée et diminue avec l’âge.
Et quand l’acidité est trop importante, l’organisme va puiser dans la réserve alcaline disponible, à savoir son tissu osseux.

En effet, pour tamponner l’acidité, l’organisme va avoir besoin de minéraux et ce en grande quantité.
S’ils ne sont pas présents dans l’alimentation, le corps va les trouver dans ses propres réserves minérales en sodium, potassium, calcium et magnésium qui se trouvent danss les tissus et les os.

Ce qui peut mener à une déminéralisation qui se va manifester par des troubles sommeil, de la fatigue chronique, un affaiblissement musculaire, une augmentation de la tension artérielle (et des risques cardio vasculaires), un affaiblissement du système immunitaire, des tendinites, calculs rénaux, problèmes ostéo articulaires et ostéoporose.

Vous comprenez mieux l’intérêt de veiller à son équilibre acido-basique ?

Les bénéfices du régime alcalin

En plus de réduire les risques médicaux que je viens d’évoquer, une alimentation alcaline contribuera à vous apporter :

– Plus d’énergie moins de fatigue chronique.
– L’amélioration de la concentration et de la mémoire.
– Un sommeil plus bénéfique et réparateur.
– Le retour d’un transit régulier
– Le maintien du tissus osseux et musculaire à long terme
– Une qualité de cheveux et d’ongles retrouvée

L’équilibre acido-basique dans l’assiette

L’équilibre acido-basique de notre organisme dépend principalement de notre alimentation. Et plus précisément de la nature des minéraux contenus dans nos aliments.

La 1ère clé est de réduire drastiquement l’apport d’aliments alcidifiants et d’augmenter considérablement la consommation d’aliments alcalinisants. Le ratio préconisé dans le régime alcalin est 80-20.
80% d’aliments alcalinisants pour 20% d’aliments acidifiants

Ce qui revient à une alimentation le plus souvent végétarienne voire végétalienne. Les produits laitiers étant à réduire au maximum et selon le ration 80-20 à consommer en très petite quantité et ce uniquement 2 jours sur 10. Heureusement, ce blog regorge de recette sans lactose pour vous régaler ainsi que votre famille !

yaourt
recette de yaourt végétal délicieuxhttps://faismoicroquer.com/yaourt-vegetal-noix-de-coco/



On réduit donc les aliments acidifiants (liste ci-dessus) et on augmente la part d’aliments basifiants dont voici quelques exemples.

Liste d’aliments alcalinisants :

– globalement tous les légumes et les végétaux (hormis les céréales et quelques exceptions pour des légumes acidifiants comme les champignons en conserve par exemple et les épinards cuits ou certains légumes acides) : les légumes verts, les légumes racines, les épices, fines herbes et aromates
Il est important de consommer des légumes de saison, frais, bio ou issus de l’agriculture raisonnée locale. Est-il nécessaire de rappeler que les produits non bio contiennent des polluants qui sont acidifiants ?
A défaut de légumes frais vous pouvez opter pour des légumes bio congelés ou ponctuellement en conserve.


On privilégiera la forme crue ou légèrement cuits (à la vapeur douce) ou germés.

gaspacho à l'avocat


– Ajouter des jus de légumes frais pressés à froid (= à l’extracteur de jus) à votre journée est un excellent moyen d’augmenter les portions d’alimentation vivante et basifiante. C’est notamment très utile avec les petits enfants qui rechignent parfois à certaines périodes à manger des légumes. En leur proposant un jus de légumes à « l’apéritif » cela peut devenir une nouvelle habitude familiale saine et gourmande.



– Saupoudrer largement d’herbes fines tous vos plats chauds ou froids (y compris les pâtes, les soupes, etc.) et quand la recette le permet des épices. Vous pouvez aussi ajouter des graines germées dans vos plats. Ce sont de véritables bombes nutritionnelles. Les faire pousser soi-même est plus économique et peut-être ludique comme activité avec les enfants ! Qui de manière générale sont plus enclin à goûter de nouveaux aliments et expériences s’ils participent à la cuisine. Vous pouvez aussi saupoudrer vos salades d’algues séchées (spiruline, klamath, dulse, etc.). En plus d’être basifiantes ce sont de précieuses sources de protéines végétales.

curry de légumes



– On change son sel pour un sel aux herbes bio comme Herbamare (que j’achète moins cher grâce à mon abonnement Kazidomi)

– L’hydratation est un point essentiel de l’équilibre acido-basique. Et de la santé de manière générale. Je recommande de boire 1,5 L minimum par jour d’eau pure (de source ou filtrée) entre les repas, en plus des autres boissons (thé, tisane, jus, etc.).
Certaines eaux riches en bicarbonates sont intéressantes à boire et pour cuisiner. C’est pour cette raison que régulièrement dans mes recettes je recommande ces eaux à choisir pour les cuissons (soupe, cuisson du riz ou des pâtes, crêpes, etc.).

Un peu de légumineuses et de céréales complètes dans des proportions modérées toujours associées à des aliments alcalinisants.





J’ai encore plein de choses à vous dire sur le sujet. Notamment comment rendre une recette « traditionnelle » (un plat avec viande ou poisson par exemple) plus basifiante.
Et aussi quelles sont les solutions et ressources complémentaires à l’alimentation pour rétablir l’équilibre acido-basique. Mais comme cet article est déjà bien long, j’aborderai ces 2 sujets dans des articles à venir.

Commençons par le commencement, l’alimentation. C’est la fondation indispensable à l’équilibre acido-basique. Vous pourrez prendre tous les compléments alimentaires de la terre si votre alimentation est trop acidifiante, ce serait jeter votre argent par les fenêtres. Ou plus exactement dans les toilettes, car ils finiraient dans vos urines sans vous apporter les bienfaits escomptés.

Hippocrate, le père de la médecine moderne disait « que ton alimentation soit ta première médecine« .
C’est pourquoi, si en me lisant vous avez relevé que vous mangez encore trop d’aliments acidifiants, je vous propose de commencer à les réduire petit à petit.
Et en parallèle d’augmenter votre consommation de produits basifiants.

Je vous invite déjà à observer les premiers changements. Que ce soit votre sommeil, votre niveau d’énergie, votre peau, votre digestion, votre humeur, etc.
Et venez me les raconter en commentaire sous cet article !

Ensuite nous passerons aux autres ressources que propose la Naturopathie pour maintenir votre équilibre acido-basique !

J’ai hâte de lire vos témoignages !

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